Chapitre 2 : le début de l'aventure

Chapitre 2 : le début de l'aventure

 

L’aventurière traversa Golden Road, ses longs cheveux châtains bouclés dans le vent, elle passa sur le pont qui traversait la rivière et séparait le village en deux, elle s’y arrêta quelques instants pour contempler son reflet dans l’eau. Elle en était très satisfaite.

Elle continua son chemin, jusqu’à passer le panneau en bois qui indiquait « Golden Road vous dit à la prochaine! » Alors qu’elle avançait, motivée, elle entendit une petite fille qui pleurait intensément :

« Aidez-moi ! »

Rozaku s’en approcha :

 - Madame, aidez-moi je me suis perdue ! Continua la fillette.

- Mais comment as-tu fait pour te perdre ici ? On est à dix minutes du village ! » Répondit Roze exaspérée. La jeune femme saisit l’enfant par la main et reprit le chemin en sens inverse. La petite commençait à sécher ses larmes.

- Je...Je m’appelle Midori Je suis partie pour retrouver mon chien, il était introuvable autour de la maison! Annonça la fillette.

-Eh bien, ma chère Midori, tu n’es pas douée. » Répondit Roze sur le ton de la rigolade.

Une fois de retour à Golden Road, un jeune homme accourut vers les deux filles :

- Midori, mais où étais-tu passée !? J’étais mort d’inquiétude ! 

-Pardon grand frère ! »

 L’homme se tourna vers Roze.

- Merci infiniment, elle se perd tout le temps, mais là, elle a fait fort !

-Il n’y a pas de quoi. » Répondit Roze en repartant.

Après ce petit contretemps, la jeune aventurière quitta une fois de plus son village pour se diriger vers sa destination initiale.

Sur la route des montagnes, elle passa par un autre pont, suspendu et derrière lequel ruisselait une magnifique cascade.

« Je vais quand même faire attention où je mets les pieds.  Pensa-t-elle tout haut en regardant vers le bas.

-C’est vrai, il serait bête de chuter. »

Roze redressa brusquement la tête, cherchant la provenance de ces paroles. Devant elle se dressait l’homme de la bibliothèque.

- Encore toi ? Qu’est-ce que tu fais là ? demanda Roze, méfiante.

-Je te retourne la question.

-Ça ne te regarde pas !

- Très bien, et puis-je t’accompagner dans cette quête qui ne me regarde pas ? » Lui demanda-t-il avec un sourire narquois. La jeune femme réfléchit quelques secondes, avant d’accepter en se disant que de toute façon, il ne resterait pas.

- Je m’appelle Taurnil, et toi ?

- Moi c’est Rozaku. »

Les deux personnages reprirent la route, l’homme semblait fixer les affaires de Roze.

- Qu’est-ce que tu regardes ?  Lui demanda-t-elle intriguée.

- Je regardais ton épée, c’est tout. »

La jeune femme constata qu’il en possédait une lui aussi, et elle avait l’air bien plus lourde que la sienne.

Sur le chemin, la jeune femme s’arrêta aux abords d’une petite rivière pour boire un peu. Alors qu’elle était accroupie, Taurnil pointa du doigt quelque chose de l’autre côté.

- Regarde ça ! »

De l’autre côté, un feu de camp éteint, des bouteilles vides, des restes de nourriture...

- Il y avait quelqu’un ici...  En déduit Roze tout en se relevant.

- Oui, sûrement des bandits. » Ajouta Taurnil.

Le soleil commençait à se coucher, et personne n’avait prévu de torche ou de quoi dormir. En continuant un peu de marcher, les deux protagonistes aperçurent une tente qui semblait abandonnée. Pour la rejoindre, il fallait simplement traverser un petit pont de bois, car elle était de l’autre côté d’une grosse rivière.

 

« Nous devrions nous arrêter là pour cette nuit. » Suggéra l’homme, la jeune femme acquiesça.

Ils entrèrent et s’installèrent tous deux d’un côté de la tente. Roze se demandait pourquoi cet homme avait voulu venir avec elle sans trop se poser de questions, puis elle finit par s’endormir, épuisée.

Le lendemain matin, la chaleur du soleil levant réveilla la jeune fille à travers la fine toile de la tente. Elle se redressa, les yeux pas encore très bien ouverts :

« Bien dormi ?  demanda-t-elle à Taurnil. L’aventurière ne reçut aucune réponse, elle s’alerta alors :

- Taurnil ? » Elle se leva précipitamment, l’homme avait disparu. La jeune femme eut le réflexe de regarder si toutes ses affaires étaient là.

« Je le savais qu’il était louche celui-là ! » Hurla-t-elle de colère.

En effet, il manquait le livre qu’elle avait emprunté à la bibliothèque la veille. Roze sortit furieuse de la tente d’un pas décidé, elle emprunta le petit pont de bois avant de se rendre compte qu’on lui barrait la route.

Un chien remuant la queue et la langue pendue regardait la jeune fille, l’air heureux. Elle s’accroupit pour se mettre au niveau de l’animal.

« Mais qu’est-ce que tu fais tout seul ici, toutou ? » Le chien continuait de remuer gaiement la queue.

 

« Écoute, c’est un dragon que je cherche, pas un chien... » La petite boule de poils lui fit les yeux doux et lui lécha la joue.

« Beurk, bon OK, tu peux rester si tu veux, mais ne me bave pas dessus ! »

Soudain, un énorme grognement retentit.

- Euh, c’est toi qui as fait ça ? » Évidemment que non. Le bruit semblait venir d’un peu plus haut dans les montagnes. La jeune aventurière prit son courage à deux mains.

 

«  C’est pour ça que je suis venue, il faut que j’aille voir ! »

La fille et le chien reprirent la route. Ils montèrent vers le haut des montagnes, heureusement le terrain était praticable et le cri ne semblait pas venir de loin.

- Je crois que c’est la dernière ligne droite toutou. » Roze attrapa le chien par la peau du cou pour le hisser avec elle. Une fois en haut, la jeune fille était un peu essoufflée de son escalade. Elle se redressa et aperçut au loin quelque chose qui semblait être un petit dragon vert.

Roze était extrêmement surprise :

« Quoi ? C’est ça Yaso ? » se dit-elle.

La créature se retourna vers la jeune fille, la fixa tristement dans les yeux pendant quelques secondes, avant de pousser un autre cri et s’enfuir.

« Non, attends ! Ne pars pas ! » Lui cria Roze, mais la bête était déjà loin.

« Et zut ! Je crois que je l’ai vexé, en même temps c’est vrai que je m’attendais à quelque chose de beaucoup plus gros... »

Elle baissa les yeux, le chien s’était uriné dessus tellement il avait eu peur.

« Ah bah bravo, gros froussard ! »

Rozaku resta quelques minutes immobile, le temps de bien comprendre ce qui venait de se passer. Elle regarda le ciel et laissa la brise caresser doucement ses cheveux.

« Bon, eh bien il ne nous reste plus qu’à redescendre... » Déclara-t-elle en regardant le canidé. Elle ne comprenait pas grand-chose aux événements, un type louche lui dérobe son livre, un dragon miniature...

 

Sur le chemin du retour, la jeune fille et le chien repassèrent devant la tente, puis devant le feu de camp, mais cette fois-ci, il était allumé.

« Cela ne me dit rien qui vaille... » À peine eut-elle le temps de prononcer ces mots qu’elle se fit prendre en embuscade par des bandits!

 - Haha, regardez les gars, elle promène son chien !  Lança l’un d’entre eux en riant.

- On pourrait en faire un tapis, reprit un autre malfrat, mais la fille, on en fait quoi ? »

Roze posa la main sur son épée, « Ça va être compliqué là, ils sont plutôt nombreux... » Pensa la jeune fille bien embêtée.

Les hommes mal intentionnés se rapprochèrent de plus en plus. Soudain, une secousse se fit ressentir.

- Ahhr, c’est quoi ce truc ?! » Cria l’un des bandits.

Roze se retourna, derrière elle le dragon de tout à l’heure, il poussa un cri intimidant qui déstabilisa les adversaires. « Hmm, il n’est pas très grand, mais il crie fort ! » Pensa l’aventurière, elle profita du fait que l’ennemi ait baissé sa garde pour asséner un violent coup d’épée à l’un d’entre eux, ce qui lui fut fatal. Pendant ce temps, le chien mordait frénétiquement le mollet d’un des bandits, le dragon griffait férocement les autres. Les malfaiteurs qui avaient réussi à s’en sortir battirent rapidement en retraite.

« Tu es revenu, merci. » Dit-elle au dragonnet tout en rangeant son épée. Il fit un signe de tête. La jeune femme décida de repartir dans la tente se reposer un peu, suivie de ses deux nouveaux amis. L’aventurière eut seulement le temps de s’asseoir, qu’elle ressentit étrangement une grande fatigue et tomba de sommeil presque contre son gré.

Soudain, elle entendit la voix d’un homme, une voix qu’elle ne connaissait pas :

« Aide-moi, je m’appelle Yasoku, je suis victime d’une malédiction, je t’en prie, accompagne-moi... »

Roze se réveilla en sursaut « Quel rêve étrange... Yasoku ? » Murmura-t-elle.

Elle tourna la tête, le dragon la regardait.

-C’est toi n’est-ce pas ? C’est toi qui m’as parlé dans mon sommeil, comment as-tu fait ? » Le questionna-t-elle.

Évidemment, il ne répondit pas.

- Comment pourrai-je te venir en aide ? J’imagine que je peux essayer de te rendre plus fort ? »

Roze sortit de la tente, se demandant combien de temps elle avait dormi car il faisait grand jour.

- Bien, mettons-nous tout de suite au... Oh non qu’est-ce que c’est encore ! »

La jeune femme s’avança, en effet, le ponton de bois permettant d’accéder à l’autre côté de la rive avait été détruit, et cela avait l’air volontaire.

« Je sens que quelqu’un essaye de nous mettre des bâtons dans les roues... Bon, il va falloir nager. » Déclara l’aventurière en mettant un pied dans l’eau, avant de se faire interrompre par un cri strident.

Elle se retourna : le dragon avait l’air tétanisé, il regardait en direction de l’eau, Roze fit rapidement le rapprochement.

« Ah je vois, tu as peur de l’eau c’est ça ? Et j’imagine que tu ne peux pas voler sinon tu l’aurais déjà fait... » dit-elle en ressortant son pied de l’eau.  

Elle regarda aux alentours pour trouver un moyen de traverser sans mettre Yasoku dans l’eau. Rapidement, Roze aperçut des morceaux de bois par terre à proximité, pas assez pour faire un pont, mais suffisamment pour construire un petit radeau de fortune. Elle bricola quelques minutes.

 

« Voilà ! » Déclara-t-elle à Yasoku, il avait l’air rassuré.

Le chien, lui, avait déjà nagé jusque de l’autre côté et attendait ses deux amis en tournant sur lui-même pour attraper sa queue, ce qui le fit trébucher et retomber dans l’eau.

« Il est vraiment débile ce chien !  Lança la jeune fille en riant. Allez l’hippocampe, à toi ! »

Le dragon se plaça sur le radeau et se laissa glisser de l’autre côté, en douceur. Une fois tous sur la terre ferme, Roze remarqua une petite route barrée par un éboulement.

 « Si on allait voir ? Demanda-t-elle aux deux animaux. Je suis curieuse de savoir où elle mène, puis de toute façon je dois réfléchir à ce que je pourrais faire pour t’aider. »

La jeune femme commença à pousser le rocher qui bloquait le passage, Yasoku vint l’aider.

On y voyait maintenant un peu plus clair, en effet, avec la pierre, on ne distinguait pas très bien qu’il pouvait y avoir un sentier à cet endroit.

« Allons-y. »

***

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